Vendredi soir... En ce moment, c'est pas ça. J'ère dans ma propre tête, et manque de repères.
Je quitte le travail à 18h00, et rentre en transports : comme d'hab...
Mais tout bascule au moment où, alors presque arrivée chez moi, une petite femme d'une cinquantaire d'années monte dans le bus, calme, mais les yeux dans les larmes...
Arago, mon arrêt. Je m'apprete à descendre, et nos yeux se croisent. J'ai de la peine pour elle, parce qu'elle a le visage plein de douceur. Je me demande ce qui la chagrine autant, et si je ne devrai pas lui proposer un mouchoir, mais évidement, je m'abstiens, car on ne connais jamais la réaction des gens.
Providence : elle descend au même arrêt, et c'est à ce moment bien précis qu'elle m'adresse timidement la parole pour me demander du feu.
Je m'exécute. Et lui glisse un paquet de mouchoirs dans son sac. Elle sourit. Elle se met à me parler, j'ai encore un peu peur qu'elle soit "louche".
j'ai marché 25 mètres avec elle, mais étrangement, notre échange verbal était... intense!
Oui... je sais-je sais, ça parait complètement perché comme récit, moi-même je me serai posé des questions en lisant ça sur un tiers blog. Mais c'est tellement VRAI.
Toute notre vie on attend un signe, p't'être que je fabule... mais j'm'en fous, j'préfère avoir la tête dans les étoiles.
On a discuter pas plus de 2 minutes... Elle me sourit encore, sèche ses larmes, et me tend un bracelet en argent. CHOC! Je refuse, je me demande même si elle n'est pas un dérivé de sorcière, je refuse, encore et encore. Mais elle insiste, car si un paquet de mouchoirs ne vaut pas un bijou, elle y voyait beaucoup plus que ça.
Je suis destabilisée, mais contrainte de céder, car je vois que ma réticence lui fait de la peine.
Le symbole en main... nous continuons notre très court chemin, et au moment de nous séparer:
Elle - Quel est votre prénom?
Moi - Estelle...
Elle - Moi c'est Mirella. Je vous souhaite bonne continuation.
Merci pour ce que vous êtes. Vous serez heureuse dans votre vie.
Moi un peu ironique - J'aimerai tellement!
Elle - C'est certain, je le lis dans vos yeux.
Moi - Bonne soirée, je tiens à vous dire que vous êtes une chouette rencontre.
Fin de l'histoire, seulement deux minutes...
Je continue les quelques mètres qui me séparent de chez moi... J'ouvre ma main et observe enfin le présent. J'hésite à croire qu'elle soit totalement normale, mais son language était soutenu et très cohérent, de plus elle n'a pas cherché à me "coller"... Perplexité quand tu nous tiens... Et finalement je décide qu'elle est plus que quelqu'un de bien.
Je ne sais pas pourquoi ni comment l'expliquer sans passer pour une folle... mais Mirella, ce joli petit bout de femme plein de douceur me fait étrangement penser à Angel-A... Venue de nulle part et repartie aussi tôt...



